Sombre Connasse

Sombre Connasse


Rien n'est affirmatif, le terme de « bonté d'âme » ne correspond à rien, c'est un cliché vide de sens, une sorte de mauvaise plaisanterie. Le sexe, c'est la mathématique. L'individualité n'a plus lieu d'être. Que signifie l'intelligence ? Définissez ce qu'est la raison. Le désir...un non-sens. L'intellect n'est pas un remède. La justice, morte. La peur, le reproche, l'innocence, la compassion , les remords, le gaspillage, l'échec, le deuil, toutes choses, toutes émotions que plus personne ne ressent vraiment. La pensée est vaine, le monde dépourvu de sens. Dieu ne vit pas. On ne peut croire en l'amour. La surface, la surface, la surface, voilà ce dans quoi on trouve une signification... C'est ainsi que je vis la civilisation, un colosse déchiqueté
Il existe une idée de Simon Gouget, une espèce d'abstraction, mais il n'existe pas de moi réel, juste une entité, une chose illusoire, et, bien que je puisse dissimuler mon regard glacé, mon regard fixe, bien que vous puissiez me serrer la main et sentir une chair qui étreint la vôtre, ou peut être même considérer que nous avons de quelconque relation, JE NE SUIS TOUT SIMPLEMENT PAS LA. Signifier quelque chose : voilà ce qui est difficile pour moi, à quelque niveau que ce soit. Je suis un moi-même préfabriqué, je suis une aberration. Un être non-contingent. Ma personnalité est une ébauche informe, mon opiniâtre absence profonde de c½ur. Il y a longtemps que la conscience, la pitié, l'espoir m'ont quitté, s'ils ont jamais existé. Je n'ai plus de barrières à sauter.
Combien existe-t-il de vitrines ? Combien de « moi » différents se présentent et se donnent en spectacle devant ce que vous appelez « mes connaissances » ? Oh je ne sais plus et je ne compte même pas vous demander, vous n'existez pas. Et lorsque je me retrouve assis en face de vous et que je vous dis : « JE NE VAIS PAS BIEN », votre réaction est la même que si je vous avouais mon envie de vous égorger, vous me souriez et me déclarez avec vos plus beaux apparats de faux culs, « la vie est belle ! ». C'est votre réponse à tout ça, putain de bordel NON, la vie n'est pas belle, la vie est moche, la vie est grise, la vie est une rature.
Nous sommes tous pareils, nous sommes tous rongés de la même manière, c'est notre façon de faire face qui varie. Aucune connaissance plus profonde de moi-même, aucune compréhension à tirer de cet aveu. Je l'avoue, je n'avais aucune raison de vous raconter tout cela. Cette confession ne veut rien dire. Alors applaudissez ma dernière imposture, et peut-être un jour vous rendrez-vous compte. Il sera trop tard.

{ Largement } (American Psycho, Bret Easton Ellis)

« Et aujourd'hui c'est dire, je suis l'homme devant sa glace, l'homme qui voudrait se sourire, mais qui ne fait que des grimaces. »
« Enfin on se touche, on respire, on occupe toute la place. La seule qu'on ait jamais su tenir, celle de sa gueule devant la glace. On sait enfin à quoi s'en tenir quand tout seul on se fracasse la tête contre ses meilleurs souvenirs, mon dieu comme le temps passe. Tout seul aussi on peut maudire sa toute petite carcasse ... »
Miossec


Photo de Francis Campiglia


# Posté le samedi 09 août 2008 17:04

Modifié le mercredi 13 août 2008 17:52

savoir




mais aujourd'hui c'est dire, je me retrouve chez une sombre connasse toi au moins
tu me faisais rire, c'est ça qui me tracasse

# Posté le mercredi 06 août 2008 22:36

Combler la distance.



"Si j'avais réellement une tumeur, je l'appellerai Marla Singer.
Marla ... la petite écorchure que l'on a sur le palais et qui ne peut cicatriser que si l'on arrête de la lécher, mais on ne peut pas."



"Sommes-nous réellement en vie ? En regardant ce soir les étoiles peut être que le monde n'est pas vraiment celui qu'il semble être. La Terre tourne. Pourtant, on ne l'a sent pas bouger. Et une nuit on regarde le toit du monde, et on s'achève dans un grondement de douleurs absurdes et d'éternels regrets.
- Seriez-vous amoureux jeune homme ?
- Je n'en sais rien Monsieur, mais votre question me semble bien indiscrète.

Mais tout ceci n'était qu'un songe, nous avons rêvé ensemble d'un monde meilleur et elle m'a fauché dans un élan de ...
Et ce soir, cette journée, cette heure, cette seconde, cet instant, plus que jamais, je me suis senti en vie.
Merci, qu'on lui dise "merci".



C'est étrange n'est-ce pas, les mots que l'on retrouve gravé sur un bout de tissu ?



[ J'ai touché sa hanche
& la mort a souri ]


Je vieillis camrades, je commence à apprécier des films comme Les Chansons d'amour ...

# Posté le dimanche 29 juin 2008 16:08

Je veux cette fille


Court métrage de Tom Tykwer tiré du film Paris je t'aime.

L'atelier de ma mémoire est poussièreux et bancal.
Il est temps de changer, de voir ailleurs en laissant crever dans un coin de lâcheté ce passé que je ne veux plus et qui de toute manière ne me concerne plus.

Ombres sans formes et visages sans couleurs.













Dans l'interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme le sable.

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Paul Verlaine, Romances sans paroles



On croirait voir vivre
Et mourir la lune.

Et dans ces moments là, la fille à qui je pense est plus belle que toi ... (Miossec)






# Posté le vendredi 30 mai 2008 13:26

Modifié le dimanche 15 juin 2008 14:55

T'oublies or not t'oublies - Noir Désir -

T'oublies or not t'oublies - Noir Désir -

- N'importe quel livre -
- N'importe quelle page -
- N'importe quel mot -
- N'importe quel endroit -
- Pour n'importe quelle personne -

Le n'importe quoi érigé en système.

Le principe de la chose est simple. Il semblerait qu'il s'agit d'une nouvelle mode dans les milieux branchés parisiens, mais je trouve l'idée intéressante. Le principe donc : vous lisez un livre, n'importe lequel, et si il vous a plu vous écrivez un petit mot sur une page, n'importe laquelle. Un mot qui résume le sentiment que le livre vous laisse, un mot qui vous semble beau, en accord avec le livre, un mot quoi, n'importe lequel, ou pourquoi pas votre adresse ? Et vous laissez ce livre quelque part, n'importe où, dans un lieu qui vous semble correspondre au livre. Pour qu'une personne, n'importe laquelle, trouve ce livre et recommence ce système de n'importe quoi.

Récemment j'ai abandonné Les Illuminations de Rimbaud sur un rempart du château, Les Fleurs du Mal de Baudelaire dans un coin du port, et Sur la route de Kerouac sur un rempart du château.


A vous de continuer !


"Rubis de Sade et jade, déjà je dis non
Diamant, c'est éternel
Des fleurs, des bouts du ciel immense"

Noir Désir

Photo de Andrei Pandele



# Posté le samedi 17 mai 2008 13:27